Changement de ligne éditoriale ??

Le_Penseur_de_Rodin_à_Saint-DiéOn m’a récemment fait remarquer que mon blog était en berne… C’est vrai. Et j’ai répondu que je ne trouvais pas la motivation en ce moment. Je me suis interrogée. J’ai ouvert ce blog dans le but d’y partager mes découvertes dans divers domaines. Comment pourrais-je donc ne plus être motivée par le partage ?

J’ai traversé ces derniers mois une période de spleen assez prononcée qui a touché tant la sphère personnelle que professionnelle. Crise de la quarantaine ? Peut-être, mais pas que.

Même si la notion de partage est centrale dans ma manière de voir le monde, le fait de partager sur des sujets du quotidien et surtout sur le « faire », me laissait un sentiment de frustration… Le comble !

J’ai commencé à m’interroger. Et puis il y a eu différents articles tournant autour du fait qu’irrémédiablement, 1% de la population s’octroyait 50% des richesses mondiales et que ça n’allait pas s’arranger. Et puis il y a eu le 07 janvier et toutes les polémiques qui s’en sont suivies, entre autre sur « qu’est-ce qu’on fait de ces jeunes qui ont refusé la minute de silence ». Et puis, à moindre échelle, mais pas tant que ça finalement, il y a eu un mini-séisme à mon boulot, une réorganisation des « moyens » humains comme ils disent (on parle de personnes là).

Et la nuit dernière, après avoir revisionné l’intervention de Michel Onfray à On n’est pas couché… , ça a fait tilt (oui, je sais, je ferais mieux de dormir la nuit, je serais plus en forme au boulot).

Ce que je ressentais au plus profond de moi, ce que je n’arrivais pas à exprimer, c’était une fois de plus la violence d’un système libéral à outrance sur les individus, d’un système qui j’espère vit ses dernières heures. Et mon besoin de m’exprimer là-dessus.

La plupart des maux actuels découlent directement de ce mouvement né au début du XXème, qui a décrété l’instrumentalisation des individus au service d’un idéal de croissance économique au profit d’une élite. S’est alors développé un système pyramidal, dans lequel une norme a été définie. Si on fait un pas de côté, si on regarde ailleurs, au mieux on est un marginal, au pire un malade (la dernière version du DSM – catalogue des maladies mentales- ne compte pas moins de 400 « pathologies », contre une quarantaine à sa création en 1952. Est notamment apparu dans la dernière version le trouble oppositionnel avec provocation, voir sur Wiki). Et çà vaut pour tous les champs : économique (injonction à la sur-consommation, prédominance de la publicité, obsolescence programmée, …), médical (absence d’écoute du patient, non-implication du patient dans le choix du traitement, négation des médecines alternatives, toute-puissance des industries pharmaceutiques), alimentaire (opacité des chaînes de production, manque de traçabilité, dictature du programme national pour l’alimentation -PNA-), managériale (injonction de faire, retrait du sens -reconnu comme la première cause de mal-être au travail-, application du taylorisme à toutes les strates du travail).

Globalement, négation de l’individu comme être pensant. Partout on retire à l’individu la possibilité de réfléchir et d’exprimer ses idées. « On ne vous demande pas de penser »…

A l’école, on enseigne la doctrine. On a oublié l’idéal républicain (certains « mauvais esprits » diront que ce n’a jamais été l’idéal de la République…), à savoir outiller le citoyen pour qu’il réfléchisse par lui-même… Rentre dans le rang, baisse la tête et avance.

 

Voilà, désolée pour cet article un peu long et très éloigné de mes publications habituelles. J’avais besoin de l’exprimer et de le donner à voir. Je n’ai pas la prétention d’être une oratrice. Donc mes propos sont un peu brouillon, pas forcément très documentés, mais c’est le fruit de ma réflexion, avec les connaissances dont je dispose. Je ne sais pas encore si je ferais d’autres textes de ce style. En tous cas je partage régulièrement sur mon twitter et sur mon facebook des articles en rapport avec cette réflexion.

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