Archive for the ‘Vu, lu, entendu…’ Category

A lire de toute urgence !!!

jeudi, mars 10th, 2016

Un grand merci à Herveline pour cet article !!

Argent…trop cher… trop grand, la vie n’a pas de prix !

Mobilisation

jeudi, février 25th, 2016

Allez vite signer la pétition Loi travail : non merci !

Pour faire savoir qu’il est temps d’arrêter de nous prendre pour des cons. Et qu’on veut un monde plus solidaire.

Merci !

Transcendance

lundi, juillet 14th, 2014

transcendanceUn groupe de scientifiques a réussi a concevoir une intelligence artificielle douée de conscience et autonome.  Ce groupe, mené par Will Caster, cherche à « transcender » l’esprit humain dans un ordinateur. Victime d’une série d’attentats visant les membres de son équipe et revendiqué par un groupe extrémiste (le RIFT : Revolutionary Independence From Technology), Will Caster  est assassiné. Avant qu’il ne meurt, sa femme Evelyn parvient à « transcender » son esprit dans un ordinateur.

Est-ce réellement l’esprit de Will ou une entité nouvelle servant des intérêts propres ? C’est la question que pose Max, l’un des amis du couple et chercheur au sein de leur équipe, au moment où Evelyn va raccorder Will à Internet.

Ce film pose la question de la « transhumanité », sujet on ne peut plus d’actualité à l’heure où la technologie prend de plus en plus de place (envahit ??) dans la vie de tous les jours. Du smartphone hyper sophistiqué aux « smartcities » en passant par les applications liées à la santé (implants et autres prothèses), nosu devenons de plus en plus dépendants aux technologies informatiques. Il y a à ce sujet un excellent article sur Rue 89.

Pour revenir au film, je ne sais pas trop quoi penser du message – l’intrigue en elle-même est bien menée. A mon avis, la conclusion finale est à l’inverse du propos tenu par le film – ou alors mon opinion propre me contraint à parvenir à cette conclusion !

~SPOILER~ surligner pour lire

Car si j’ai bien compris, la conclusion du film est que jusqu’au bout il s’agissait bien de l’esprit de Will et non d’une autre entité, et toutes les actions engagées étaient seulement bénéfiques à l’humanité et à l’environnement. Or à mon sens le discours du film tend plutôt vers l’anti-trans-humanité que vers le pro-trans-humanité…

Donc voilà, je ne sais du coup pas trop quoi en penser… Et vous vous l’avez vu ? Qu’en pensez-vous ?

Transcendance, un film de Wally Pfister, avec Johnny Deep, Rebecca Hall, Paul bettany, Morgan Freeman, Cillian Murphy et Kate Mara, sorti le 25 juin 2014

Miam, il fait chaud ! (C’est lundi #7)

lundi, juin 9th, 2014

Version sonorisée, cliquez sur « play » :) (parce que moi perso je déteste qu’on m’impose une musique quand je surfe…) Çà, çà veut dire que l’été est officiellement commencé chez nous.

 

Sous le soleil de Bodega, Les négresses vertes, 1991, album « Famille nombreuse »

Alors quand il fait chaud, on adapte les plats… Ce week-end, il a fait super bô.

dipssoir

Donc on a eu çà, c’était devant la télé, quand il y a eu une grosse envie de grignote. Assiette de crudités (tomates cerises, concombre, céleri, carotte), chèvre frais et sauce au fromage blanc (fromage blanc + jus de citron + ciboulette + sel + piment d’Espelette).
assiettevege1Et puis çà, c’était le repas de ce lundi soir, qui sentait bon les vacances et la journée passée au soleil. Gaspacho, tartine de chèvre – miel – thym et salade.

Çà méritait bien une musique d’ambiance non ?

Gaspacho

Pour 4 personnes
6 tomates
1 tige de céleri
1 petit oigon
2 gousses d’ail
1 CS d’huile d’olive
1 CS de vinaigre balsamique
sel de céléri
poivre
1/4 de cc de piment d’Espelette (ou plus si vous voulez)
1/2 concombre

Couper et épépiner les tomates. Les mettre dans le blender avec le reste des ingrédients sauf le concombre. Réduire en purée en conservant un peu de matière.
Eplucher le concombre, retirer les pépins et émincer en petits cubes. Tout petit.
Verser dans des verres pour faire joli. Ajouter le concombre et mélanger.
Mettre au frigo entre 1 et 3 heures.

C’est lundi #6

lundi, juin 2nd, 2014

Oui je sais, çà fait un bail qu’il n’y a pas eu de c’est lundi… ni d’article d’ailleurs… On va faire comme si de rien n’était…

Cette semaine, un album dont je m’imprègne depuis un peu plus d’un mois.

renanluceUn sans faute. Ce que j’aime bien chez Renan Luce, c’est qu’il nous raconte des histoires. Chaque morceau est un petit récit, souvent drôle, mais pas que, souligné par des mélodies et des orchestrations travaillées.

Une entrée en matière qui m’a bien plu parce que nous revenions de Rome et que l’ambiance correspondait bien avec mon état d’esprit au retour de ce petit voyage. C’est léger, très instrumentalisé mais discrètement. Cool… ;) (Voyager)

Ensuite quelque chose d’un peu plus enlevé et qui rappelle Les voisines. Avec un texte en pied de nez puisqu’on ne connait pas le fin mot de l’histoire. (La boîte)

Puis vient le morceau qu’on garde en tête toute la semaine, avec une petite référence à un grand de la chanson française (Appelle quand tu te réveilles)

Une rigolote  sous forme d’un dialogue entre une mère et son fils par téléphone interposé (Au téléphone avec Maman), un dialogue intérieur pas si drôle sur un fils tiraillé entre son père et son amoureuse (Amoureux d’une flic), un inventaire à la Prévert sur une musique enlevée…

Que du bon, que vous pouvez écoutez .

D’une tonne à un tout petit poids, Renan Luce, Universal, 7 avril 2014

Préparez vos mouchoirs

vendredi, mai 2nd, 2014

Et non, je ne vous parlerais pas du film de Blier.

delicatesseAujourd’hui, il s’agit d’un film que j’ai revu récemment : La délicatesse. Je me suis encore fais fiche de moi par Monsieur car pour la deuxième fois, grosse boule dans la gorge et les larmes qui me viennent à même pas un quart du film. Il faut dire qu’ils mettent le paquet aussi : la musique d’Emilie Simon est juste parfaite. Renseignements pris, cet album (Franky knight), a été écrit après la mort du compagnon d’Emilie Simon. Je ne sais pas si elle l’a écrit avant le film, en tout cas, c’est juste parfait…

Donc, l’histoire…

Nathalie et François file le parfait amour. Ils sont jeunes, ils sont beaux, tout va bien. Et François meurt accidentellement. Nathalie, anéantie, se noie dans le travail, se refuse toute vie affective malgré les avances non dissimulées de son patron. Et un jour, sans qu’elle ne le contrôle vraiment, elle embrasse un des collaborateurs, Markus, un homme plutôt quelconque, réservé et maladroit. Le film retrace leur relation compliquée, comment chacun apprivoise l’autre, malgré les apriori qui les entoure et leur dit qu’ils n’ont rien à faire ensemble.

Audrey Tautou est parfaite. Belle et frêle petite chose écrasée par son chagrin. François Damiens, un peu à contre-emploi il faut l’avouer, est surprenant et finalement d’une grande justesse, parce que justement improbable, on évite la facilité.

L’adaptation a été écrite par David Foenkinos (l’auteur du roman, que je n’ai pas lu) et réalisée par David et Stéphane Foenkinos. Evidemment çà aide quand on réalise ce qu’on a écrit. Mais n’empêche, çà prend aux tripes.  La mort de l’être aimé est quelque chose qui me terrifie personnellement, d’où aussi ma réaction durant le film, je m’identifie bien à Nathalie. Lorsqu’on a des enfants, on réagit sans doute différemment parce qu’il faut aussi tenir pour eux, mais lorsqu’on se retrouve seul comme Nathalie, je pense que çà être facile de plonger.

ou ici

Je profite d’ailleurs de cette petite réflexion sur le drame pour vous parler d’une initiative de deux blogueuses : Over Ze Rainbow. L’une des créatrices, Cécile, est Mam’s de 8àlamaison. Sur ce blog ouvert en janvier dernier, un billet par jour. L’écrit d’une personne (ou ré-écrit par l’une des deux créatrices du blog d’après le récit de la personne) qui fait part d’un drame, d’un traumatisme qui l’a touché, et qui relate aussi comment cette personne a refait surface, a réussi à se reconstruire, pour montrer le chemin à ceux qui pensent que ce ne sera plus jamais possible… Une jolie initiative lancée par deux femmes qui sont passées toutes deux par un drame et qui, parce qu’on les a aidées, veulent rendre la pareille. Bravo.

 

C’est lundi #5

lundi, avril 28th, 2014

Cà y est il est enfin sorti !!!

barcella-puzzle

Quoi donc ? Mais le nouveau Barcella !!! Découvert grâce à Plouf il y a quelques mois (voir ici), je le suivais de loin histoire de ne pas râter une nouveauté. J’ai donc vu sur son site web qu’il sortait un album le 31 mars dernier.

J’ai un peu attendu de bien m’en imprégner avant d’en parler ici. Et là çà y est, c’est officiel : j’aime aussi ce troisième album.

On trouve toujours ce gros travail sur les textes. Il joue un peu moins sur l’humour dans ces textes, même si certains sont encore très drôles (04 – Le suicide). Deux invités : Emily Loizeau sur La poésie des roses, dont la voix « gouailleuse » (ce n’est pas un défaut hein, pour moi Piaf avait une voix « gouailleuse ») s’intègre à merveille dans l’univers de Barcella et Leeroy sur Chou-Fleur (heu perso je ne connais pas trop, il a fallu que je cherche mais c’est lui qui chantait « Angela »).

Cet album me donne l’impression d’être un peu plus musical que Charabia, mais çà n’engage que moi et il est très possible que ce ne soit qu’une impression :)

Le titre 09, L’épouvantail me semble faire écho à La symphonie d’Alzheimer sur Charabia, qui pour des raisons personnelles m’avait particulièrement touchée, reflétant une grande tendresse pour les anciens.

Mes préférées aux premières écoutes : 02 – Sur la route, 04 – Le suicide et 07 – La poésie des roses.

En écoute sur Deezer ici (parce que j ‘ai l’impression que leur lecteur intégré çà marche po…)

Barcella – Puzzle – 31 mars 2014 – Jive Epic

C’est lundi #4

lundi, avril 14th, 2014

Bon cette semaine, j’ai hésité, mais bon, il faut quand même écouter une fois. Après je vous laisse libre d’aimer ou pas. Pour ma part j’hésite encore :)

GiedRe, c’est un ovni qui serait un croisement entre Philippe Katerine et Saez. C’est complètement barré et quand même très trash (çà reste du x-ième degré quand même je pense !).

Donc faites-vous une idée…

Mon premier album avec d’autres instruments que juste la guitare – GiedRé – 2014 – Le Rat de Villes

C’est lundi #3

lundi, mars 31st, 2014

Alors aujourd’hui, on a du lourd, du classique, un must-have des discothèques…

Kate Bush, c’est une auteur-compositeur-interprète qui depuis 1978 est une légende – excusez du peu. Si si. Vous connaissez beaucoup de chanteurs qui arrivent à faire complet pour 22 concerts en 15 minutes ? C’est ce qui vient d’arriver avec Kate Bush pour ses concerts prévus en septembre.

Il faut dire que la diva se fait rare sur scène : une seule tournée en 1979 et puis plus rien. Enfin si, 10 albums, avec une grosse coupure entre 1993 et 2005. A l’époque du « The Kick Inside », elle chante sur 4 octaves, ce qui fait son côté unique et à part. Si vous avez 50 minutes à tuer, vous pouvez aussi regardez le concert de 1979, où on découvre visuellement son univers très particulier : danseuse et mime, Kate Bush est une artiste complète et çà se voit sur scène (bon ok, c’est très années 70 comme esprit, un peu kitsh, mais moi j’aime bien !). Pour info, la demoiselle a quand même été « sponsorisée » par David Glimour (Pink Floyd). Pour démarrer, c’est une bonne carte de visite…

Dans cet album, disque de platine, on retrouve « Wurthering Heights », son premier tube, resté 4 semaines n°1 des ventes en Angleterre. Pour la petite histoire, Glimour avait repéré Kate Bush 4 ans auparavant mais il aura fallu tout ce temps pour qu’EMI accepte de prendre le risque produire cette inconnue de 19 ans. A posteriori, pas un bien gros risque !

The Kick Inside – Kate Busk – 1978 – EMI

Fleur de tonnerre

samedi, mars 29th, 2014

fleurdetonnerreHélène Jégado, alias Fleur de tonnerre, est sans doute la plus grande tueuse en série de tous les temps (ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les éditions Julliard). Née en Bretagne en 1803, elle a été bercée aux mythes et légendes celtes qu’elle aurait un peu trop pris au premier degré semble-t-il, puisqu’elle pensait être l’incarnation de l’Ankou, collecteur d’âmes. Elle a, au cours de ses 49 années de vie, empoisonné une soixantaine de personnes au gré des places de domestique qu’elle trouvait -Hélène était une excellente cuisinière, certains de ses gâteaux sont encore vendus en boulangerie, certifiés sans arsenic ! -, sans distinction de sexe, d’âge ou de niveau social.

Raconté par Jean Teulé, c’est évidemment croustillant, drôle, truculent, parfois paillard (rabelaisien ?). En fait, l’histoire n’est pas drôle du tout hein, on parle quand même d’assassinats en série, mais l’écriture de Teulé fait qu’on ne peut pas s’empêcher de sourire en dévorant ce road-movie bretonnant (et puis il y a prescription non ?)…

Deux petits extraits pour vous donnez, disons, l’eau à la bouche…

Alors que le médecin discute avec l’employeur d’Hélène et s’étonne que le choléra n’ait pas frappé toute la maisonnée :
« Levant ses yeux au ciel d’un air excédé et passant entre les deux hommes, Fleur de tonnerre prend aussitôt la défense du choléra dont elle parle au féminin :
– Ben, hé ! Elle ne peut pas tout faire d’un coup, la choléra ! Ce n’est pas une machine, non plus. Faut comprendre aussi les…

Poursuivant vers la cuisine, elle y grommelle entre ses dents :
- Par exemple, moi, j’ignorais que l’abbé n’aimait pas les rognons et n’en mangerait pas… Sinon, vous pensez bien, j’aurais cuisiné autre chose pour tous les trois ! »

Alors qu’Hélène demande qui est Saint Thuriau :
« On lui doit de nombreux miracles dont la résurrection d’une jeune fille.
- C’est quoi, la résurrection ?
- Redonner vie à un mort.
- Ce n’est pas moi qui ferais çà !… sourit Fleur de tonnerre en entrant dans la cour.

J’avais déjà beaucoup aimé Le Montespan, j’ai adoré Fleur de tonnerre. Çà se lit vite, çà se dévore même, c’est rafraîchissant. Juste deux passage où on est tellement dans l’onirique que je n’ai pas saisi le détail de ce qui se passait, mais çà n’enlève rien à l’ensemble (et puis aussi je ne me suis pas beaucoup forcée, en relisant plus attentivement, çà devrait aller je pense…) .

Fleur de tonnerre, Jean Teulé, Editions Julliard, 2013.