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Transcendance

lundi, juillet 14th, 2014

transcendanceUn groupe de scientifiques a réussi a concevoir une intelligence artificielle douée de conscience et autonome.  Ce groupe, mené par Will Caster, cherche à « transcender » l’esprit humain dans un ordinateur. Victime d’une série d’attentats visant les membres de son équipe et revendiqué par un groupe extrémiste (le RIFT : Revolutionary Independence From Technology), Will Caster  est assassiné. Avant qu’il ne meurt, sa femme Evelyn parvient à « transcender » son esprit dans un ordinateur.

Est-ce réellement l’esprit de Will ou une entité nouvelle servant des intérêts propres ? C’est la question que pose Max, l’un des amis du couple et chercheur au sein de leur équipe, au moment où Evelyn va raccorder Will à Internet.

Ce film pose la question de la « transhumanité », sujet on ne peut plus d’actualité à l’heure où la technologie prend de plus en plus de place (envahit ??) dans la vie de tous les jours. Du smartphone hyper sophistiqué aux « smartcities » en passant par les applications liées à la santé (implants et autres prothèses), nosu devenons de plus en plus dépendants aux technologies informatiques. Il y a à ce sujet un excellent article sur Rue 89.

Pour revenir au film, je ne sais pas trop quoi penser du message – l’intrigue en elle-même est bien menée. A mon avis, la conclusion finale est à l’inverse du propos tenu par le film – ou alors mon opinion propre me contraint à parvenir à cette conclusion !

~SPOILER~ surligner pour lire

Car si j’ai bien compris, la conclusion du film est que jusqu’au bout il s’agissait bien de l’esprit de Will et non d’une autre entité, et toutes les actions engagées étaient seulement bénéfiques à l’humanité et à l’environnement. Or à mon sens le discours du film tend plutôt vers l’anti-trans-humanité que vers le pro-trans-humanité…

Donc voilà, je ne sais du coup pas trop quoi en penser… Et vous vous l’avez vu ? Qu’en pensez-vous ?

Transcendance, un film de Wally Pfister, avec Johnny Deep, Rebecca Hall, Paul bettany, Morgan Freeman, Cillian Murphy et Kate Mara, sorti le 25 juin 2014

Préparez vos mouchoirs

vendredi, mai 2nd, 2014

Et non, je ne vous parlerais pas du film de Blier.

delicatesseAujourd’hui, il s’agit d’un film que j’ai revu récemment : La délicatesse. Je me suis encore fais fiche de moi par Monsieur car pour la deuxième fois, grosse boule dans la gorge et les larmes qui me viennent à même pas un quart du film. Il faut dire qu’ils mettent le paquet aussi : la musique d’Emilie Simon est juste parfaite. Renseignements pris, cet album (Franky knight), a été écrit après la mort du compagnon d’Emilie Simon. Je ne sais pas si elle l’a écrit avant le film, en tout cas, c’est juste parfait…

Donc, l’histoire…

Nathalie et François file le parfait amour. Ils sont jeunes, ils sont beaux, tout va bien. Et François meurt accidentellement. Nathalie, anéantie, se noie dans le travail, se refuse toute vie affective malgré les avances non dissimulées de son patron. Et un jour, sans qu’elle ne le contrôle vraiment, elle embrasse un des collaborateurs, Markus, un homme plutôt quelconque, réservé et maladroit. Le film retrace leur relation compliquée, comment chacun apprivoise l’autre, malgré les apriori qui les entoure et leur dit qu’ils n’ont rien à faire ensemble.

Audrey Tautou est parfaite. Belle et frêle petite chose écrasée par son chagrin. François Damiens, un peu à contre-emploi il faut l’avouer, est surprenant et finalement d’une grande justesse, parce que justement improbable, on évite la facilité.

L’adaptation a été écrite par David Foenkinos (l’auteur du roman, que je n’ai pas lu) et réalisée par David et Stéphane Foenkinos. Evidemment çà aide quand on réalise ce qu’on a écrit. Mais n’empêche, çà prend aux tripes.  La mort de l’être aimé est quelque chose qui me terrifie personnellement, d’où aussi ma réaction durant le film, je m’identifie bien à Nathalie. Lorsqu’on a des enfants, on réagit sans doute différemment parce qu’il faut aussi tenir pour eux, mais lorsqu’on se retrouve seul comme Nathalie, je pense que çà être facile de plonger.

ou ici

Je profite d’ailleurs de cette petite réflexion sur le drame pour vous parler d’une initiative de deux blogueuses : Over Ze Rainbow. L’une des créatrices, Cécile, est Mam’s de 8àlamaison. Sur ce blog ouvert en janvier dernier, un billet par jour. L’écrit d’une personne (ou ré-écrit par l’une des deux créatrices du blog d’après le récit de la personne) qui fait part d’un drame, d’un traumatisme qui l’a touché, et qui relate aussi comment cette personne a refait surface, a réussi à se reconstruire, pour montrer le chemin à ceux qui pensent que ce ne sera plus jamais possible… Une jolie initiative lancée par deux femmes qui sont passées toutes deux par un drame et qui, parce qu’on les a aidées, veulent rendre la pareille. Bravo.

 

La vie d’une autre

vendredi, mars 14th, 2014

vieduneautreJ’avais entendu parler du livre écrit par  Frédérique Deghelt. Je n’avais certes pas beaucoup cherché, mais ne l’avais pas trouvé. Et je suis tombé sur cette adaptation de Sylvie Testud. J’aime beaucoup Sylvie Testud, c’est une excellente actrice (Stupeur et tremblements, entre beaucoup d’autres…) , un écrivain –j’aime pas écrivaine- de talent (Gamines), et je n’en doutais pas une bonne réalisatrice.

Je n’ai pas été déçue.

Marie (Juliette Binoche), 40 ans, se réveille le lendemain de ses 25 ans. La veille, elle avait rencontré Paul (Mathieu Kassovitz), l’homme de sa vie, et commençait une belle histoire d’amour. A son réveil, son amour est moribond, ses idéaux sont en berne. Elle a quelques jours pour récupérer sa vie et lui redonner sens.

Un film-bilan alors qu’on a encore rien fait en quelque sorte. Un peu dans le même esprit que Camille redouble, le vécu en moins. (Au passage, je n’ai jamais compris pourquoi Noémie Lvovsky a nié s’être inspiré de Peggy Sue s’est mariée de Coppola, c’est évident et c’est loin d’être déshonorant comme référence… mais c’est un autre sujet, je m’égare).

La vie d’une autre, Sylvie Testud, 1h37, 2012

Le Hobbit : la désolation de Smaug

lundi, décembre 30th, 2013

hobbit2Mouais mouais mouais….

Je ne peux pas dire que ce n’est pas bien ou que je n’ai pas aimé. Mais clairement, çà ne vaut pas la première trilogie. On a vraiment l’impression que Peter Jackson fait traîner en longueur pour se plier à la règle actuelle des trilogies en quatre volets (ce que çà m’énerve d’ailleurs cette tendance !!!).

Donc il y a de belles scènes d’actions, mais là où justement il pourrait profiter du format pour développer un peu ses personnages, ils sont un peu creux. Tauriel arrive d’on ne sait où (pas du livre en tout cas), Legolas a clairement 10 ans de plus et trop de fond de teint (alors qu’il est sensé être plus jeune), il n’y a pas de surprise au niveau du scenario, même quand on a pas lu le livre.

Cà reste un bon divertissement, et le format cinéma mérite quand même le détour, mais on est loin d’en prendre plein les mirettes comme pour la trilogie du Seigneur des anneaux où les personnages avaient de l’épaisseur et où les combats étaient « épiques », comme dirait mon fils !

Le Hobbit, la désolation de Smaug, Peter Jackson, sortie le 11/12/2013, 2h41

Dans la maison

vendredi, novembre 9th, 2012

Germain Germain est professeur de français. L’un de ses élèves de seconde éveille sa curiosité en écrivant des textes racontant comment il s’immisce dans la maison et dans la vie d’un de ses camarades de classe. Devant le don pour l’écriture qu’il perçoit chez son élève, il va l’encourager. Une relation malsaine s’installe.

Très très bon film. Pendant tout le film qui tourne autour du voyeurisme, on ne sait pas qui est le plus malsain : l’élève qui semble quelque peu instable et décrit des situations dérangeantes ou le professeur qui l’encourage pour la « beauté de l’art »… A aucun moment on ne saura avec certitude si ce qui est écrit est réel ou simplement imaginé, si le professeur pense que c’est réel ou pas… Il est également question des relations amoureuses, filiales.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus vu Lucchini « sobre » !

Dans la Maison, réalisé par François Ozon, sortie le 10/10/2012, 1h45, avec Fabrice Lucchini, Ernst Umhauer, Kristin Scott-Thomas, Emmanuelle Seigner, adapté de Juan Mayorga « Le garçon du dernier rang »
Vu le 08/11/12 au ciné local

Skyfall

mardi, novembre 6th, 2012

Le dernier Bond… James Bond.

J’avais un gros doute sur Daniel Craig lorsqu’il a été annoncé. Je trouve finalement qu’il donne une certaine épaisseur au personnage. Il m’a même donné envie de lire les bouquins. Donc ce « dernier » chapitre clôt la fondation du mythe. Une fois ce « Skyfall » vu, on se dit mais c’est bien sûr, on comprend mieux le personnage. A mon sens, le deuxième aurait pu se répartir entre Casino Royale et Skyfall, l’intrigue étant un peu faiblarde, mais bon, on a au moins le plaisir de voir Matthieu Almaric…

Avec en prime pour celui-ci une surprise liée au titre… Skyfall, a priori, çà sonne arme atomique, la symbolique du ciel qui vous tombe sur la tête tout çà tout çà… Non ?

Sortie le 26 octobre 2012 – Réalisateur Sam Mendes – Avec Daniel Craig, Judi Dench, Javier Barden et Ralph Fiennes
Vu le 29 octobre au ciné local…